E.M.I (expérience de mort imminente) ou Near Death Experience (NDE)


Selon plusieurs études, en moyenne 4% de la population vivrait ce que l’on appelle une expérience de mort imminente (EMI), soit 2,5 millions de personnes rien qu’en France. Immersion dans un tunnel, rencontre avec des êtres de lumière ou des proches disparus, sentiment d’amour infini… De plus en plus de personnes n’hésitent plus à s’affranchir du regard des autres et à partager leur expérience de « l’au-delà ».

En 2003, Nicole Canivenq est au volant de sa voiture lorsqu’elle percute violemment un arbre. « Je me suis retrouvée directement dans un autre lieu » se souvient-elle. Puis, elle remarque que « le ciel était en bas et la terre en haut ». Elle essaie alors de se remettre dans la bonne position et constate qu’elle n’est « plus dans son corps ». De nombreux témoignages font part de cette décorporation. L’espace de quelques instants, ces personnes observent leur corps, sur une table d’opération ou dans une voiture accidentée… et sont capables, malgré un état d’inconscience apparente ou de mort clinique, de voir et d’entendre tout ce qu’il se passe autour d’eux juste avant d’accéder à une autre réalité.

C’est pourquoi l’hôpital de Sarlat, en Dordogne, a décidé de mettre en place un protocole inédit de détection des expériences de mort imminente. Comme les témoins affirment tous avoir connu une transformation de leurs perceptions, au moment de leur EMI (vision à 360 degrés…), une expérience est menée. Sous le contrôle du chef de service Jean-Pierre Postel et d’un huissier de justice, les médecins ont déposé des enveloppes scellées par huissier dans la chambre de patients en situation de coma. Si un patient parvient à lire à travers l’enveloppe par, le message contenu à l’intérieur et que tout le monde ignore (y compris les concepteurs) alors l’authenticité des expériences sera établie, ouvrant de nouvelles perspectives à la recherche médicale.

Témoignages :

Philippe Labro

Une pneumopathie foudroyante, dix jours de souffrance entrecoupée de comas cauchemardesques. A la troisième anesthésie, le journaliste, écrivain, cinéaste et homme de radio décolle…

« Je me suis senti sortir de mon corps, devenir une caméra qui me regardait en plongée, allongé sur mon lit, entouré de l’équipe médicale. Puis j’ai eu la sensation d’être aspiré tout entier vers le haut dans un ailleurs cotonneux, blanc transparent, euphorisant, plein de présences sans visage – je n’ai pas vu les anges ! Ces présences diffusaient en moi un bien-être, une sorte de bonheur, de sérénité, de délice, de béatitude, presque une extase, incommunicable par des mots. J’étais bien, dans un flou abstrait, pacifiant, bienfaisant, où tout souvenir de douleur avait disparu. Mais ça n’a pas duré…

Je peux attribuer cette expérience aux produits pris pendant dix jours, aux circonstances, à mes sentiments : souffrance, angoisse, incertitude appelant une fuite libératrice. Ou à l’environnement médical avec ses infirmières – car cet ailleurs n’est pas viril, il a une essence particulière de féminité. Mais je laisse leur part à l’inexplicable, au mystère, à l’inconnu et, pour tout dire, à d’autres dimensions…

Euphorie au retour. Amour, désir de vivre mais sans doute aussi grande fragilité, et volonté de trop faire, voire manque d’humilité. Résultat, dix ans plus tard, une dépression, burn out d’homme trop affairé ! S’approcher de la mort ne guérit pas de tout. »

Diane Chauvelot

En 1989, elle passe quarante-sept jours dans le coma, à la suite d’une maladie rare provoquant de graves hémorragies internes. Psychanalyste lacanienne, elle a décodé les messages de son inconscient.

« NDE ou coma, dans les deux cas, la mort est là. Dans le coma, on a le temps de s’y habituer. Mais la structure est la même : un sujet… et l’occasion unique de rencontrer son inconscient ! On est sourd, aveugle, insensible et, néanmoins, on perçoit tout ce qui se passe. Car l’inconscient, lui, sait tout. Mais la transmission se fait avec cette transposition dont Lacan a parlé : remplacement, déplacement, métaphore, métonymie.

Ainsi, je me suis “retrouvée” tantôt dans un goulag vert (la couleur des uniformes en réanimation), tantôt dirigeant une entreprise d’inhalateurs (j’étais sous assistance respiratoire) avec deux employés africains (mes infirmiers, reconnus à mon réveil et dont j’avais “capté” la personnalité).

Psychanalyste, j’étais mieux armée pour décoder ensuite les messages que mon inconscient s’était amusé à m’envoyer, telle une phobie du fauteuil par peur de la paralysie. Il n’y avait là rien de para-normal ou de mystique. Il est vrai qu’en sortant on n’a plus peur de la mort, c’est un acquis, dû à un savoir que l’on n’a pas cherché, qui vous est “tombé dessus”. On se dit alors que l’on ne sera plus jamais la même… mais c’est une autre affaire ! »

Robert Laffont

En 1991, âgé de 75 ans, il subit deux opérations du cœur. Au deuxième jour postopératoire, il connaît une expérience dont il se souvient avec une étonnante clarté, treize ans plus tard.

« J’étais dans mon lit, quand je me suis retrouvé dans un paysage admirable que traversait un arc-en-ciel. Celui-ci s’est lentement rétréci, jusqu’à devenir un pont, enjambant un fleuve énorme qui s’est mis à rouler vers moi. Mais je n’éprouvais aucune peur. Puis je me suis aperçu que ce fleuve était constitué d’humains marchant côte à côte. Quand ils m’ont atteint, j’ai été submergé et je me suis laissé faire. Et presque tout de suite, je me suis mis à sangloter. De joie !

Un amour inconcevable se dégageait de ces gens. Ça venait de partout et m’atteignait de la tête aux pieds, jusqu’au tréfonds de l’âme. Comme une irradiation qui sortait d’eux, mais aussi de moi ! Je n’aurais jamais cru qu’une telle compassion fût possible. Je me souviens de quelques silhouettes très tristes, seules, sur les rives. En même temps m’étaient offerts des sortes de petits sketchs, destinés à démontrer la puissance de l’amour. On voyait une femme désespérée, puis un homme apparaissait, lui tapotait l’épaule, et la femme se mettait à rayonner…

Quand tout s’est arrêté et que j’ai rouvert les yeux, dans mon lit d’hôpital, j’ai encore pleuré pendant des heures. Je n’ai jamais rien vécu d’aussi puissant ni d’aussi clair en quatre-vingt-huit ans de vie. »

Pim Van Lommel, cardiologue :

Notre conscience ne serait pas « en nous » ?
Si, mais seulement en partie. Plutôt qu’un organe secrétant de la conscience, le cerveau est peut-être comme un ordinateur connecté à une conscience bien plus vaste, à laquelle il permet de prendre forme mais qu’il ne contient pas, comme une radio ne contient pas ce qu’elle transmet. A mon avis, l’explication viendra d’un lien entre la biologie et la mécanique quantique.

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Spirituellement vôtre,

POTHUKAWA

 

 

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